LA TIMIDITÉ : mon expérience, mes difficultés

Je vivais un paradoxe

Passionnée d’expression depuis ma plus tendre enfance, je me suis naturellement aventurée vers des métiers de communication et d’échanges. J’ai été hôtesse d’accueil, médiatrice culturelle et comédienne. Très curieuse de l’humain et de ses comportements en société, j’ai mené aussi de longues études en sciences sociales. Ce qui est étrange, c’est que malgré mon engouement pour la communication humaine, j’ai été très timide pendant 15 ans. Cette timidité m’a handycapé dans plusieurs domaines de ma vie. Il m’a fallu beaucoup de temps pour devenir à l’aise socialement.

Je n’étais pas moi..

Pendant de nombreuses années, je n’ai pas eu la sensation d’être vraiment authentique et alignée avec mon être intérieur. J’ai été plusieurs « moi » : des « moi » de circonstances, des « moi » pour faire plaisir, des « moi » qui se nient. J’avais surtout peur de déplaire, de ne pas être assez comme il faut, de ne pas suffisamment rentrer dans le moule de la société… Pour ne pas faire de vague, je faisais comme si.. Je disais « oui » plutôt que « non ». J’intégrais des groupes d’amis avec qui je ne me sentais pas à mon aise, j’étouffais mes vraies pensées quand je pensais qu’elles pouvaient déranger l’opinion.

Pendant longtemps, j’ai donc trouvé refuge dans la timidité. C’était une façon de me sauver, de me préserver… j’ai fait un nid dans ma coquille. C’est ainsi que j’évitais soigneusement d’exposer, au monde, qui j’étais vraiment.

Mais, cette phase de camouflage aura, au moins, eu le mérite de me faire comprendre ceci :

On est vraiment pas heureux quand on cherche à masquer une part de soi.

J’avais Honte de ma timidité

J’ai connu les différentes anxiétés qu’un timide peut éprouver, dans les situations sociales. Je vivais ce frein comme un véritable coup du sort et éprouvait beaucoup de peine à ne pas être moi-même. Pendant longtemps, mon vœu le plus cher, était d’avoir confiance en moi et d’être enfin à l’aise avec les gens. Étant timide, je n’osais solliciter aucune aide extérieure. C’est un peu comme si j’avais honte de ma vulnérabilité. J’observais tous ces gens qui me semblaient à l’aise socialement, et il m’arrivait de les envier.. Durant un certain temps, j’ai même cru que cette introversion était innée et que je devais m’en accommoder.

Tout a commencé au Collège. L’arrivée dans une nouvelle école a suscité en moi de vives appréhensions. Le temps que je prenne mes marques, les groupes d’amis étaient déjà constitués. Et du jour au lendemain, je me suis retrouvée assignée au banc des « coincés ».  On m’avait étiqueté. J’ai vécu le début des années Collège comme un véritable calvaire. Souvent, je rasais les murs de peur d’entendre une moquerie. Je n’osais pas répondre aux différentes agressions dont j’étais sujette et me retrouvais à pleurer chaque soir dans ma chambre. A 12 ans et pour la première fois de ma vie, l’idée de me suicider m’a effleuré l’esprit..

Mon premier gros ras le bol s’est exprimé à l’âge de 16 ans. Saturée par ces blocages quotidiens, je décidais de m’inscrire à un groupe de théâtre. Cette activité a été une vraie révélation pour moi. Elle a libéré une partie de ma personnalité et m’as permise d’être un peu plus à l’aise avec les gens. Mais jouer d’autres personnages m’était plus évident qu’être véritablement moi-même dans la vie de tous les jours. Je gardais encore un certain nombre de blocages dans le domaine relationnel.

Je me souviens qu’à l’Université, j’avais encore peur de croiser une connaissance par surprise. Dans ce genre de situation, mon cœur s’accélérait et je ressentais une anxiété soudaine. Ma hantise était que nous prenions le métro ensemble. « De quoi allais-je lui  parler ? » « Comment ne pas lui faire voir mon stress ? » « Et si il y’ avait des silences ? » J’avais tellement peur des silences.. . Voici donc le genre d’idée qui trottait dans mon esprit à ces moments – pourtant si banaux -. A cette période, je n’osais toujours pas prendre la parole en groupe et je fuyais toutes situations d’interactions sociales. Je me suis donc privée de nombreuses activités de Fac.

J’observais les autres et me disais que cela avait l’air tellement facile pour eux..

 

Le déclic que j’ai eu..

C’est à ce moment là, que mon second ras le bol a eu lieu. En me renseignant, j’ai compris que la timidité n’était pas une fatalité, qu’elle était même parfois, une simple étiquette que l’on se mettait sur le front. On devient timide, en se pensant timide.

A 25 ans, j’ai vécu un tournant de vie. Après avoir encaissé toute une série d’épreuves dans différents domaines de mon existence, j’ai décidé de me prendre véritablement en main et de changer ma façon de penser. J’ai alors mis en pratique tout ce qui était à ma portée pour gagner confiance en moi, et me forger une nouvelle identité.

Mon feu intérieur était de nouveau activé !

En quelques temps, j’ai ainsi vaincu mes freins inconscients et je suis devenue à l’aise socialement. Je me suis lancée à faire des vidéos You tube, j’ai joué des premiers rôles sur scène au théâtre et je suis devenue conférencière… et tout ça, avec un immense trac 🙂

Ne plus être timide maladive, c’est ressentir un immense soulagement. C’est vivre enfin normalement. Depuis que j’ai gagné cette confiance en moi, mon désir est de partager tout ce qui m’a aidé à progresser.

Je souhaite t’aider à faire émerger cette merveilleuse part de toi, toutes ces parts camouflés qui font ton authenticité et ton charme.

 

 

 

 

 

 

 

 

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